Tout ce que vous devez savoir à propos des banques islamiques

Avoir des convictions religieuses, c’est aussi avoir un mode de vie au quotidien qui respecte ses engagements personnels et spirituels. Dans la religion musulmane par exemple, il existe un système de banques islamiques qui proposent des services et un mode de gestion financière conforme aux préceptes de la religion. Nous allons vous en dire un peu plus.

Comment une banque islamique fonctionne-t-elle ?

Les banques islamiques sont des établissements financiers qui se distinguent des institutions classiques dans la mesure où elles respectent les préceptes de la loi islamique (La Charia).

Pour commencer, une banque islamique suit le principe de l’interdiction de l’intérêt (riba), c’est-à-dire qu’elle ne verse ni ne perçoit aucun intérêt. En revanche, elle respecte le partage des profits et des pertes. 

Les banques islamiques ne doivent faire que des investissements éthiques, c’est-à-dire qu’elles ne doivent pas financer des activités jugées illicites (haram) : alcool, tabac, jeux d’argent, armement.

Les banques islamiques se basent également sur des actifs réels, et non sur la spéculation boursière ou autres produits dérivés des spéculations.

L’essor des banques islamiques

Aujourd’hui, ce système bancaire connait un essor au niveau mondial dans les pays musulmans au Moyen-Orient, en Asie ou en Afrique. Il se met également en place dans d’autres régions du monde où de nombreux musulmans se sont installés, notamment en Europe. Ces banques ne proposent pas seulement de faire de la gestion financière de comptes, mais elles proposent aussi des services d’emprunt et d’épargne conformes à la loi et aux principes islamiques.

Quels sont les produits bancaires islamiques proposés par les banques ? 

Il existe différents produits et services bancaires conformes à la Charia.

Pour commencer, la Murabaha est un contrat de vente avec une marge bénéficiaire (donc non usurière comme le sont les intérêts). La banque achète un bien pour le revendre à son client et perçoit une marge fixe qui aura été convenue à l’avance. Dans ce système, le cout est transparent et il n’y a pas d’intérêt. En revanche, le bien reste la propriété de la banque jusqu’au dernier paiement.

La Ijara est quant à elle une LOA (une location avec option d’achat). Cela fonctionne comme un leasing, mais toujours sans intérêt. La banque achète un bien et le met à la disposition de son client moyennant un loyer. Selon les contrats, d’autres services peuvent être proposés comme l’entretien et l’assurance. À la fin du contrat, le client peut choisir de racheter le bien ou de partir sur un nouveau contrat.

Les banques islamiques proposent aussi des partenariats d’investissement financiers, comme la Musharaka. Le client et la banque investissent ensemble dans un projet ou dans une entreprise. Cet investissement respecte le principe du partage des bénéfices et des pertes et doit porter uniquement sur des projets jugés licites par la Charia. Si un investisseur a des idées, mais qu’il manque de capital, les banques islamiques proposent aussi des contrats de gestion de fonds avec partage des bénéfices, aussi appelé Mudaraba.

Les obligations islamiques ou Sukuk sont l’équivalent des obligations classiques, mais plutôt que de reposer sur des intérêts, elles permettent aux investisseurs de recevoir des paiements basés sur les performances du projet. 

Enfin, les systèmes d’assurance ou Takaful reposent un système de mutualisation des risques.

Voilà ce que vous devez savoir sur ce modèle financier.

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